Goni, le dernier des présidents à s’être fait montrer la porte de la Bolivie (Partie 2 – La chute, 2003) mardi, Jan 22 2008 

Étant la récente mise à mort du Blogue du Capitaine Virgil, je retranscris ici des textes de novembre dernier qui apparaissait sur ce dernier site.

« Mieux vaut parler comme un gringo que de penser comme un gringo. » Goni

Para la versión española de este artículo, aquí se le encuentra.

Par Iris Violeta de la Roche Vedia, Miguel Tomas Maella Black et Nicolas Tremblay

Pour la première partie de ce billet, voici où vous devez vous rendre.

Vendredi 10 octobre La population de la ville d’El Alto bloque l’usine de Senkata, principal distributeur de combustible de la région, et empêche la sortie de camions citernes devant approvisionner La Paz et El Alto. Ainsi en peu de temps ces 2 villes sont paralysées par le manque de combustible. En réaction à cette situation, le gouvernement envoie l’armée afin de libérer et sécuriser l’usine.

Samedi 11 octobre La loi martiale est déclarée dans la ville d’El Alto et l’armée a comme mission de rétablir l’ordre. Au lieu d’apaiser la situation, c’est le début des premiers affrontements entre l’armée et la population : les révoltes augmentent et les premiers coups de feu se font entendre. Les insurgés essaient toujours de bloquer le passage des camions citernes mais ces derniers sont sous haute protection de l’armée.

Dimanche 12 octobre L’armée escorte un premier convoi de 6 camions citernes pour répondre aux besoins militaires. Afin de justifier cette situation et l’envoi d’un deuxième convoi, le gouvernement argumente que c’est de son devoir de garantir l’approvisionnement en combustible à la ville de La Paz. Afin de pouvoir franchir la barrière de manifestants, les militaires se taillent un chemin à l’aide de leurs armes ne faisant qu’attiser la rébellion sociale.

Lundi 13 octobre Les manifestations dans El Alto continuent toujours et se changent même parfois en massacre : 3 des passerelles de l’avenue Rio Seco s’écroulent sous l’action de la dynamite utilisée par les insurgés et une station service est incendiée faisant de nombreux dégât et 5 morts. Ensuite, les marches de protestation se font sous l’effigie de slogans demandant le départ du président Goni et disant que le gaz de la Bolivie est pour les Boliviens. À 12h45, une autre manifestation amène dans la rue armée de bâton plus de 20 000 transporteurs, enseignants et les membres de la Centrale ouvrière bolivienne qui demandent eux aussi la démission de leur président. Au même moment, le vice-président Carlos Diego Mesa Gisbert annonce qu’il demeure au sein du gouvernement mais qu’il prend ses distances vis-à-vis les décisions de Goni. Suite à cette déclaration, le président affirme qu’il ne compte pas renoncer à son poste de responsabilité et accuse Evo Morales et Felipe Quispe d’encourager ces manifestations, manifestations qu’il croit être financées par des intérêts étrangers.

Mardi 14 octobre La Paz est complètement paralysée par les manifestations, le barrage d’El Alto et les hostilités avec l’armée. Afin de trouver une piste de solution à cette crise, l’Organisation des États Américains (OEA) se propose comme médiateur du conflit. Pendant ce temps, les morts s’accumulent, tant chez les civils que du côté militaire, et tous les parlementaires de la « Mega Coalición » critiquent le gouvernement.

Mercredi 15 octobre Les affrontements entre l’armée et les citoyens continuent ainsi que les pertes en vie humaine qui y sont reliés. Ensuite, le gouvernement contrôle, censure ou empêche carrément certains médias de publier. Ainsi, les journaux Pulso et El Diario ne publient plus; les canaux télévisés 36 et 21 se font menacer de représailles s’ils continuent de couvrir les événements; la radio 4 RTP se fait carrément couper ses ondes; et la radio de la ville d’Oruro Pio XII subie 3 sabotages de ses équipements. Finalement tard dans la nuit, Goni, accompagnée Paz Zamora et Reyes Villa et accusant la rébellion de mobilisation anarchique et narco-syndicale, annoncent une série d’engagements afin de régler la crise :

1- Convoquer un référendum consultatif dans chaque département du pays sur l’exportation du gaz;

2- Réviser la loi sur les hydrocarbures;

3- Tenir une assemblée constitutionnelle;

4- Réformer les politiques nationales afin de renforcer la démocratie.

Jeudi 16 octobre La réunion de 5 manifestations cumule plus de 100 000 personnes dans les rues de La Paz. En conférence de presse, Goni annonce. « Quand se produit un coût d’État narco-syndical, il s’en est fini de la démocratie et ceci se produit au détriment des intérêts du pays. Ce coup d’État est financé par des intérêts extérieurs du pays et est relié aux syndicats agraires et au Sentier Lumineux. Nous, nous sommes ouverts au dialogue. Eux veulent seulement remplacer la démocratie par une utopie que l’on ne sait pas où cela va nous amener. » Pendant ce temps, se continuaient dans tous le pays des grèves de la faim cumulant plus d’un milliard de grévistes.

Vendredi 17 octobre Des milliers de manifestants arrivent de tous les côtés de La Paz. Il s’agit principalement de Boliviens vivant dans les provinces les plus proches de la métropole. Dans la journée, Congrès est convoqué à 16h00 mais à midi le parti NFR (Nouvelle Force Républicaine) quitte la coalition du gouvernement et tous ses ministres remettent leur démission.

Finalement en fin de journée, Gonzalo Sanchez de Lozada quitte la ville de La Paz en hélicoptère avec 2 de ses ministres et s’exilent aux États-Unis pour demander l’asile politique. Derrière lui il laisse une lettre signée de sa main faisant part de sa démission. Cette dernière fut lu au Parlement et devant les médias. Suite à cette démission, Carlos Mesa occupa la présidence par intérim.

Sources (pour les 2 parties; en espagnol) :

Fundación CIDOB (Centro de Investigación de Relaciones Internacionales y Desarrollo), Biografía de Gonzalo Sanchez de Lozada y Sánchez Bustamente, http://www.cidob.org/es/documentacion/biografias_lideres_politicos/america_del_sur/bolivia/gonzalo_sanchez_de_lozada.

Juicio a Goni ¡Ya!, Una cronología diferente, Cronología de la Guerra del Gas, 8 octobre 2005, http://juiciogoniya.free.fr/inicio/article.php3?id_article=33.

Presidencia de la República de Bolivia, Presidencia Gonzalo Sanchez de Lozada y Sánchez Bustamente, http://www.presidencia.gov.bo/Presidentes_Bolivia/pr61.htm.

Universidad de El Salvador, Evaluación económica de Bolivia 2000-2004, http://comunidad.terra.es/blogs/tareamacrobolivia/default.aspx.

Wikipedia, http://es.wikipedia.org/wiki/Gonzalo_S%C3%A1nchez_de_Lozada.

Wikipedia, http://es.wikipedia.org/wiki/Guerra_del_Gas.

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Goni, le dernier des présidents à s’être fait montrer la porte de la Bolivie (Partie 1 – Biographie) mardi, Jan 22 2008 

Étant la récente mise à mort du Blogue du Capitaine Virgil, je retranscris ici des textes de novembre dernier qui apparaissait sur ce dernier site.

« Mieux vaut parler comme un gringo que de penser comme un gringo. » Goni

Para la versión española de este artículo, aquí se le encuentra.

Par Iris Violeta de la Roche Vedia, Miguel Tomas Maella Black et Nicolas Tremblay

Gonzalo Sánchez de Lozada y Sánchez Bustamante (Goni) est né à La Paz le 1er juillet 1930. Enfant d’Enrique Sánchez de Lozada, il passe la majeure partie de son enfance aux États-Unis (EE-UU), son père étant diplomate à Washington de 1931 à 1936 et aussi parce que ce dernier s’est exilé durant 16 ans (1936-1952). Ainsi, Goni grandit chez l’oncle Sam et gradue en philosophie et littérature anglaise à l’Université de Chicago (Illinois), université bien connu pour avoir formé les “Chicago boys” de Pinochet (Chili). Même si Goni n’a jamais étudié l’économie, il fût « célèbre » pour ses politiques néolibérales, idées qui étaient dans l’air du temps lorsqu’il était sur les bancs de l’école.

En 1951 Goni retourne en Bolivie dans la foulée du mouvement révolutionnaire de 1952 du MNR (Mouvement Nationaliste Révolutionnaire)Víctor Paz Estenssoro et Hernán Siles Zuazo, les 2 têtes du parti, prendront le pouvoir. C’est cet événement qui fut la raison pour laquelle Sánchez de Lozada père décida de mettre fin à son exil aux EE-UU.

De retour dans son pays natal, Goni s’initie au monde entrepreneurial comme producteur de cinéma pour Telecine (1953), entreprise qu’il fonde lui-même. Par la suite, il fonde en 1961 COMSUR (Compañía Minera del Sur) et amasse ainsi une importante fortune qui le concrétise dans la fin des années ’70 l’industriel le plus puissant de Bolivie.

En 1979 Goni abandonne temporellement la présidence de COMSUR pour faire ses débuts en politique avec le MNR : en 1982 il fut député et sénateur de ce parti et, lors de la dernière gouvernance de Víctor Paz Estenssoro (1985-1989), il fut nommé ministre en charge des questions macroéconomiques et financières du gouvernement. C’est d’ailleurs lors de cette période que le fameux Décret Suprême 21060 de Goni verra le jour (29 août 1985) afin de freiner et contrôler l’hyperinflation du moment (23 500%) et stabiliser ainsi l’indice des prix à la consommation dans une arrête de 16% annuel. C’est aussi avec ce même décret qui commencera les politiques néolibérales en Bolivie.

En 1989 le MNR présente Goni comme candidat aux élections présidentielles où ce dernier obtiendra 25,6% des votes pour finalement être défait au 2e tour par Jaime Paz Zamora (Mouvement de la Gauche Révolutionnaire, MIR) qui fera alliance avec le général retraité Hugo Banzer (Action Démocratique Nationaliste, ADN). En 1990, Goni sera donc à la tête du MNR et assurera l’opposition officielle face au gouvernement de coalition (MIR et ADN) mieux connu sous l’Accord Patriotique.

Première présidence (1993-1997)

Lors des élections générales de 1993, Goni obtint 35,6% des voix, ce qui lui permit d’assumer la présidence seulement en formant une coalition avec les partis de centre-gauche et autochtone du moment. Cette première présidence fut caractérisée par d’importantes réformes : décentralisation administrative, gestion des pensions par le secteur privé, vaste programme de privatisation des entreprises d’État ouverts aux capitaux étrangers (européen, états-unien et sud-américain), etc. C’est ainsi que la loi de capitalisation de mars 1994 autorisa la vente de ces entreprises où 50% des actions pouvaient être vendues et l’autre moitié distribuée aux citoyens d’âge majeur grâce au programme « actions populaire ».

Les 6 secteurs affectés par la loi de 1994 furent l’électricité, les chemins de fer, les hydrocarbures, les télécommunications et les industries minière et aérienne. Autant les partis d’opposition que l’opinion publique critiqua fortement la vente de 50% des concessions des chemins de fer à une entreprise du Chili, pays avec lequel la Bolivie entretient des relations diplomatiques tendues depuis la perte d’accès au Pacifique lors de la guerre portant le même nom (1879-1884). D’un autre côté, ces privatisations furent aussi critiquée pour les conséquences sociales qu’elles engendrèrent : des milliers de travailleurs perdirent leur gagne pain se convertissant ainsi en producteur de feuilles coca, pilier principal de l’économie informelle et source de problème avec plusieurs pays européens et les États-Unis travaillant en Bolivie à mettre en place un programme d’éradication de cette culture pour les problèmes qu’elle engendre avec les narcotrafiquants.

Ainsi, entre 1993 et 1997, une forte désapprobation se faisait sentir dans tout le pays et aboutissait souvent par des grèves généralisées qui culminèrent en avril 1995 à l’établissement de l’état d’urgence pour 90 jours. De plus en 1996, un conflit minier sur une concession de propriété canadienne causa la mort de 10 mineurs lorsque les forces de l’ordre s’en mêlèrent.

Deuxième présidence (2002-2003)

En 2001, suite au démantèlement du gouvernement de coalition où Banzer renonça au pouvoir et le passa à Quiroga, la Bolivie vivait une crise tant économique, sociale que politique. C’est dans ce contexte que Goni se représenta aux élections présidentielles de juin 2002 accompagné de la candidature de Carlos Diego Mesa Gisbert comme vice-président, un journaliste et historien indépendant. Une autre fois il arriva premier en tête liste mais avec une majorité relative (22,46%) et seulement 2% de vote de plus que son plus proche rival, le leader autochtone Evo Morales. Au 2e tour, Goni put gagner mais seulement grâce à une alliance avec Paz Zamora du MIR. Ainsi, il put assumer la présidence du pays mais seulement avec certaines conditions, dont celle de tenir une Assemblée Constitutionnelle.

Dans cette situation de crise se poursuivait aussi un processus de désintégration sociale accompagnée d’une augmentation de la violence et de la criminalité. Afin d’améliorer la situation, Goni élabora un programme méticuleux de redressement. Premièrement, il présenta un ensemble de mesures libérales afin de sortir le pays du marasme économique dans le quel il était : baisse drastiques des revenus de l’État, baisse de la consommation interne et retrait des investissements étrangers dû au climat bolivien d’incertitude et d’instabilité. Ensuite, le président poursuivit ses politiques économiques néolibérales très décriées par les milieux syndicaux, miniers et cocaleros (les producteurs de feuilles de coca). Plus particulièrement, Goni rencontra une forte opposition généralisée en février 2003 avec son projet d’impôt sur le salaire. Cette levée populaire entraîna comme conséquences de nombreuses grèves, manifestations, blocages de routes et même des morts. De plus en septembre 2003, un plan de commercialisation de gaz naturel avec les EE-UU et le Mexique passant par les ports chiliens envenima la situation avec la population même si le but recherché était de financer de nouveaux projets éducatifs et sanitaires à la grandeur du pays.

Politique bolivienne, Préambule mardi, Jan 22 2008 

Étant la récente mise à mort du Blogue du Capitaine Virgil, je retranscris ici des textes de novembre dernier qui apparaissait sur ce dernier site.

Premièrement, permettez moi de m’excuser pour ce délai avant la parution de ce premier article sur la politique bolivienne. En fait, je devrai me raviser sur mes premières estimations quant à la fréquence de parution de nos écrits. En effet, j’ai très largement sous-estimé l’impact du trait culturel latin qu’est l’élasticité du temps et j’avais aussi une connaissance restreinte des disponibilités de mes collaborateurs ce qui n’est plus le cas maintenant. Finalement, mon travail me demande de plus en plus, ce qui me laisse moins de temps pour mes écrits sur le blogue. Je m’en désole et m’en excuse. Alors voilà, je ne vous donne plus d’estimation du temps face à ces publications mais soyez assurer que nous poursuivons ce projet. De plus, mieux vaut la qualité que la quantité non??!!

Ensuite, pour ce premier billet sur la Bolivie et tel que je l’avais annoncé, nous faisons un retour en arrière jusqu’à la présidence de 2002-2003 du très contesté président Gonzalo Sánchez de Lozada y Sánchez Bustamente mieux connu sous le diminutif de Goni. Mais avant de se lancer dans le vif du sujet je ferai cette remarque : étant donné la nature historique de ce billet et peut-être des quelques autres à venir, il s’agit plus d’un résumé de nos recherches que d’une analyse sociopolitique à proprement parler. Nous nous en excusons mais nous croyons tout de même en la pertinence de l’exercice étant donné son influence sur la Bolivie d’aujourd’hui et aussi parce que sans un minimum de connaissance de l’histoire de la politique du pays, nous pensons que la compréhension de la situation actuelle en est réduite.

Sur ce bonne lecture et je vous invite fortement à nous faire part de vos commentaires que ce soit sur le degré de recherche, les thèmes élaborés, la structure et l’ordre des sujets abordés que sur la forme, la longueur du billet, le style d’écriture et le ton des propos. Bref, comme il s’agit pour nous d’un premier exercice de ce genre, nous cherchons qu’à nous améliorer alors ne vous gênez pas.

P.S. : Le texte original est écrit en espagnol, ce qui veut dire que texte en français est une traduction de ma part. La traduction étant de très loin une de mes forces, je m’excuse à l’avance si parfois la tournure d’une phrase pourra paraître louche.

Sur la Bolivie, On Bolivia jeudi, Jan 17 2008 

Voici un article (seulement la première page) intéressant sur la situation de l’Amérique latine, plus particulièrement le Vénézuela et la Bolivie. L’article complet est ici.

There’s a good article (only the first page) about Latin America, Venezuela and Bolivia. The entire article is here.

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The Return of the Idiot, by Alvaro Vargas Llosa(May/June 2007)

Throughout the 20th century, Latin America’s populist leaders waved Marxist banners, railed against foreign imperialists, and promised to deliver their people from poverty. One after another, their ideologically driven policies proved to be sluggish and shortsighted. Their failures led to a temporary retreat of the strongman. But now, a new generation of self-styled revolutionaries is trying to revive the misguided methods of their predecessors.

Ten years ago, Colombian writer Plinio Apuleyo Mendoza, Cuban writer Carlos Alberto Montaner, and I wrote Guide to the Perfect Latin American Idiot, a book criticizing opinion and political leaders who clung to ill-conceived political myths despite evidence to the contrary. The “Idiot” species, we suggested, bore responsibility for Latin America’s underdevelopment. Its beliefs—revolution, economic nationalism, hatred of the United States, faith in the government as an agent of social justice, a passion for strongman rule over the rule of law—derived, in our opinion, from an inferiority complex. In the late 1990s, it seemed as if the Idiot were finally retreating. But the retreat was short lived. Today, the species is back in force in the form of populist heads of state who are reenacting the failed policies of the past, opinion leaders from around the world who are lending new credence to them, and supporters who are giving new life to ideas that seemed extinct.Because of the inexorable passing of time, today’s young Latin American Idiots prefer Shakira’s pop ballads to Pérez Prado’s mambos and no longer sing leftist anthems like “The Internationale” or “Until Always Comandante.” But they are still descendants of rural migrants, middle class, and deeply resentful of the frivolous lives of the wealthy displayed in the glossy magazines they discreetly leaf through on street corners. State-run universities provide them with a class-based view of society that argues that wealth is something that needs to be retaken from those who have stolen it. For these young Idiots, Latin America’s condition is the result of Spanish and Portuguese colonialism, followed by U.S. imperialism. These basic beliefs provide a safety valve for their grievances against a society that offers scant opportunity for social mobility. Freud might say they have deficient egos that are unable to mediate between their instincts and their idea of morality. Instead, they suppress the notion that predation and vindictiveness are wrong and rationalize their aggressiveness with elementary notions of Marxism.

Latin American Idiots have traditionally identified themselves with caudillos, those larger-than-life authoritarian figures who have dominated the region’s politics, ranting against foreign influence and republican institutions. Two leaders in particular inspire today’s Idiot: President Hugo Chávez of Venezuela and President Evo Morales of Bolivia. Chávez is seen as the perfect successor to Cuba’s Fidel Castro (whom the Idiot also admires): He came to power through the ballot box, which exonerates him from the need to justify armed struggle, and he has abundant oil, which means he can put his money where his mouth is when it comes to championing social causes. The Idiot also credits Chávez with the most progressive policy of all—putting the military, that paradigm of oligarchic rule, to work on social programs.

Throughout the 20th century, Latin America’s populist leaders waved Marxist banners, railed against foreign imperialists, and promised to deliver their people from poverty. One after another, their ideologically driven policies proved to be sluggish and shortsighted. Their failures led to a temporary retreat of the strongman. But now, a new generation of self-styled revolutionaries is trying to revive the misguided methods of their predecessors.
Ten years ago, Colombian writer Plinio Apuleyo Mendoza, Cuban writer Carlos Alberto Montaner, and I wrote Guide to the Perfect Latin American Idiot, a book criticizing opinion and political leaders who clung to ill-conceived political myths despite evidence to the contrary. The “Idiot” species, we suggested, bore responsibility for Latin America’s underdevelopment. Its beliefs—revolution, economic nationalism, hatred of the United States, faith in the government as an agent of social justice, a passion for strongman rule over the rule of law—derived, in our opinion, from an inferiority complex. In the late 1990s, it seemed as if the Idiot were finally retreating. But the retreat was short lived. Today, the species is back in force in the form of populist heads of state who are reenacting the failed policies of the past, opinion leaders from around the world who are lending new credence to them, and supporters who are giving new life to ideas that seemed extinct.Because of the inexorable passing of time, today’s young Latin American Idiots prefer Shakira’s pop ballads to Pérez Prado’s mambos and no longer sing leftist anthems like “The Internationale” or “Until Always Comandante.” But they are still descendants of rural migrants, middle class, and deeply resentful of the frivolous lives of the wealthy displayed in the glossy magazines they discreetly leaf through on street corners. State-run universities provide them with a class-based view of society that argues that wealth is something that needs to be retaken from those who have stolen it. For these young Idiots, Latin America’s condition is the result of Spanish and Portuguese colonialism, followed by U.S. imperialism. These basic beliefs provide a safety valve for their grievances against a society that offers scant opportunity for social mobility. Freud might say they have deficient egos that are unable to mediate between their instincts and their idea of morality. Instead, they suppress the notion that predation and vindictiveness are wrong and rationalize their aggressiveness with elementary notions of Marxism.
Latin American Idiots have traditionally identified themselves with caudillos, those larger-than-life authoritarian figures who have dominated the region’s politics, ranting against foreign influence and republican institutions. Two leaders in particular inspire today’s Idiot: President Hugo Chávez of Venezuela and President Evo Morales of Bolivia. Chávez is seen as the perfect successor to Cuba’s Fidel Castro (whom the Idiot also admires): He came to power through the ballot box, which exonerates him from the need to justify armed struggle, and he has abundant oil, which means he can put his money where his mouth is when it comes to championing social causes. The Idiot also credits Chávez with the most progressive policy of all—putting the military, that paradigm of oligarchic rule, to work on social programs.

For his part, Bolivia’s Evo Morales has indigenista appeal. In the eyes of the Idiot, the former coca farmer is the reincarnation of Túpac Katari, an 18th-century Aymara rebel who, before his execution by Spanish colonial authorities, vowed, “I shall return and I shall be millions.” They believe Morales when he professes to speak for the indigenous masses, from southern Mexico to the Andes, who seek redress of the exploitation inflicted on them by 300 years of colonial rule and 200 more of oligarchic republican rule.

The Idiot’s worldview, in turn, finds an echo among distinguished intellectuals in Europe and the United States. These pontificators assuage their troubled consciences by espousing exotic causes in developing nations. Their opinions attract fans among First-World youngsters for whom globalization phobia provides the perfect opportunity to find spiritual satisfaction in the populist jeremiad of the Latin American Idiot against the wicked West.

There’s nothing original about First-World intellectuals’ projecting their utopias onto Latin America. Christopher Columbus stumbled on the shores of the Americas at a time when Renaissance utopian ideas were in vogue; from the very beginning, conquistadors described the lands as nothing short of paradisiacal. The myth of the Good Savage—the idea that the natives of the New World embodied a pristine goodness untarnished by the evils of civilization—impregnated the European mind. The tendency to use the Americas as an escape valve for frustration with the insufferable comfort and cornucopia of Western civilization continued for centuries. By the 1960s and 70s, when Latin America was riddled with Marxist terrorist organizations, these violent groups enjoyed massive support in Europe and the United States among people who never would have accepted Castro-style totalitarian rule at home.

The current revival of the Latin American Idiot has precipitated the return of his counterparts: the patronizing American and European Idiots. Once again, important academics and writers are projecting their idealism, guilty consciences, or grievances against their own societies onto the Latin American scene, lending their names to nefarious populist causes. Nobel Prizewinners, including British playwright Harold Pinter, Portuguese novelist José Saramago, and American economist Joseph Stiglitz; American linguists such as Noam Chomsky and sociologists like James Petras; European journalists like Ignacio Ramonet and some foreign correspondents for outlets such as Le Nouvel Observateur in France, Die Zeit in Germany, and the Washington Post in the United States, are once again propagating absurdities that shape the opinions of millions of readers and sanctify the Latin American Idiot. This intellectual lapse would be quite innocuous if it didn’t have consequences. But, to the extent that it legitimizes the type of government that is actually at the heart of Latin America’s political and economic underdevelopment, it constitutes a form of intellectual treason.

For his part, Bolivia’s Evo Morales has indigenista appeal. In the eyes of the Idiot, the former coca farmer is the reincarnation of Túpac Katari, an 18th-century Aymara rebel who, before his execution by Spanish colonial authorities, vowed, “I shall return and I shall be millions.” They believe Morales when he professes to speak for the indigenous masses, from southern Mexico to the Andes, who seek redress of the exploitation inflicted on them by 300 years of colonial rule and 200 more of oligarchic republican rule.

The Idiot’s worldview, in turn, finds an echo among distinguished intellectuals in Europe and the United States. These pontificators assuage their troubled consciences by espousing exotic causes in developing nations. Their opinions attract fans among First-World youngsters for whom globalization phobia provides the perfect opportunity to find spiritual satisfaction in the populist jeremiad of the Latin American Idiot against the wicked West.

There’s nothing original about First-World intellectuals’ projecting their utopias onto Latin America. Christopher Columbus stumbled on the shores of the Americas at a time when Renaissance utopian ideas were in vogue; from the very beginning, conquistadors described the lands as nothing short of paradisiacal. The myth of the Good Savage—the idea that the natives of the New World embodied a pristine goodness untarnished by the evils of civilization—impregnated the European mind. The tendency to use the Americas as an escape valve for frustration with the insufferable comfort and cornucopia of Western civilization continued for centuries. By the 1960s and 70s, when Latin America was riddled with Marxist terrorist organizations, these violent groups enjoyed massive support in Europe and the United States among people who never would have accepted Castro-style totalitarian rule at home.

The current revival of the Latin American Idiot has precipitated the return of his counterparts: the patronizing American and European Idiots. Once again, important academics and writers are projecting their idealism, guilty consciences, or grievances against their own societies onto the Latin American scene, lending their names to nefarious populist causes. Nobel Prizewinners, including British playwright Harold Pinter, Portuguese novelist José Saramago, and American economist Joseph Stiglitz; American linguists such as Noam Chomsky and sociologists like James Petras; European journalists like Ignacio Ramonet and some foreign correspondents for outlets such as Le Nouvel Observateur in France, Die Zeit in Germany, and the Washington Post in the United States, are once again propagating absurdities that shape the opinions of millions of readers and sanctify the Latin American Idiot. This intellectual lapse would be quite innocuous if it didn’t have consequences. But, to the extent that it legitimizes the type of government that is actually at the heart of Latin America’s political and economic underdevelopment, it constitutes a form of intellectual treason.

Bolivie et microfinance vendredi, Nov 9 2007 

Voici un texte que j’ai écrit dans le cadre d’un concours Jefaismapart.coop organisé par DID (Développement International Desjardins) et COOPSCO. Le thème du concours était « Microfinance dans les pays en développement : une solution pour leur développement durable? ». J’y fais donc référence brièvement à mon expérience bolivienne. Bonne lecture et ne vous surprenez pas si le tout est peut-être un peu trop optimiste, si je veux remporter le concours je ne suis pas pour blaster le système!

« Au fond de nous, il existe plus de possibilités que nous avons eu l’occasion d’explorer jusqu’à présent. Si nous ne créons pas l’environnement favorable pour le développement de notre potentiel, nous ne saurons jamais ce qui se cache en nous » ainsi commence Muhammad Yunus dans son autobiographie et c’est dans ces mots que prend tout le sens de la microfinance à mes yeux.

Les problèmes de pauvreté et ceux des pays en développement sont d’ordre structurel. Bien sur, il y a plus d’une facette à tous ces maux, donc plus d’une solution. Selon moi la microfinance est l’une de celle-ci : une solution pour redonner aux pauvres des moyens de se réaliser, de réaliser leur rêve et de se sortir d’une situation indigne de l’être humain. La microfinance c’est le levier financier d’une tranche de la population trop souvent oubliée et qui n’a de limite que leur imagination. Stagiaire pour des coopératives d’épargne et crédit en Bolivie, je vois directement les effets bénéfiques de programmes adaptés aux besoins des membres : en fournissant les ressources nécessaires à ces simples entrepreneurs délaissés du système financier traditionnel, de beaux projets à visée économique, sociale et environnementale voient le jour quotidiennement. De ce côté une entreprise familiale fabriquant des chapeaux fait vivre parents et enfants; ici une coopérative d’écotourisme a accès à un prêt pour se doter d’installations efficaces; là un groupe d’infirmier peut ouvrir une clinique communautaire en milieu éloigné. Cette liste est toute simple mais souligne bien comment je vois que la microfinance peut aider les pays en développement à assurer un niveau de vie décent et un environnement sain à ses citoyens; comment l’instrument financier peut donner les outils à une population locale pour prendre son développement en main, un développement durable!

Un « beau » cri du cœur ou À la recherche de liberté lundi, Oct 29 2007 

Je vous transcris ici un texte qui m’a été inspiré le 20 octobre 2007 suite à mes expériences de plein air boliviennes et les lectures qui s’y rattachent.

La Bolivie est un pays vaste et inexploré. Certes les cartes existent pour nous montrer sur papier cette étendue mais combien de gens peuvent nous décrire vraiment les contrées éloignées que regorge cette terre. Toute personne cherchant à se retrouver ici le pourra. Ces montagnes désertiques où se côtoient glaciers, roches et vents implacables nous rappellent à quel point l’Homme est petit et nous réapprend ce respect à la mère patrie de tous, la Pachamama, la Terre Mère. Nous parlons de politique et de société sur ce blogue et de bien d’autres sujets et ainsi je crois qu’indirectement nous parlons de liberté. Je peux vous dire une chose, la Bolivie peut paraître un monde chaotique au niveau social et politique mais une chose demeure que je trouve que nous avons perdu dans notre monde occidental et c’est cette liberté que la Nature nous a donné que nous nous avons détruit à coup (ou coût!) de bitume et d’industrialisation. Ici tout revient à sa plus simple expression : le vide, la nature bref la liberté et la petitesse de nos êtres éphémère face à cette grandeur. Bolivie je te respecte et je t’aime car tu m’auras appris à redevenir ce que nous avions oublié d’être : i.e. respectueux de la vie, de la Terre, et surtout être libre!

Petit ajout pour le blogue : Pour ceux qui pourraient penser que ce texte vient de ma phase « lune de miel » d’un processus de choc culturel, détrompez-vous. Je crois que j’aurais pu écrire ce texte après avoir côtoyé de manière si intense les immensités perdus du Nord québécois ou du Sahara profond (que j’ai déjà connu une fois et qui m’a toujours resté en tête). Voilà aussi une raison qui me fait publier publiquement ce cri du cœur car il peut se transporter n’importe où sur la Terre.

Introduction à ma démarche et plan de travail – Introducción y plan de artículo sobre la política Boliviana lundi, Oct 1 2007 

VERSIÓN ESPAÑOL MÁS BAJO.

Introduction à ma démarche

Le 9 septembre dernier, en réaction à un article du Devoir, j’initiais ma collaboration sur ce blogue avec un premier billet émotif et précipité. Le 26e jour du même mois, j’apportais des modifications à ce texte afin de le modérer et surtout afin d’y refléter une meilleure information et d’y corriger une erreur.

Suite à cet article et à la lecture des commentaires du Capitaine Virgil et de M. Pierre Desroches, un professionnel qui a oeuvré 30 ans en « commerce avec des pays du tiers-monde et en voie de développement » – que je désire remercier pour leurs pertinentes participations – j’ai réfléchi sur la réactivité de ce premier billet et sur ma future participation au blogue. De ce cheminement est née l’idée de vous livrer mes perceptions et « analyses » de la situation en Bolivie. Par la suite, comme je le mentionnais dans un second billet, j’initias une autre collaboration avec un couple d’ami bolivien aux opinions divergentes afin « de vous livrer des commentaire de meilleur qualité« .

Plan de travail

Cette collaboration a commencé officiellement jeudi dernier, 27 septembre, et continuera hebdomadairement (du moins c’est l’objectif), à chaque jeudi. Bien que notre objectif soit de vous livrer un billet par semaine, je crois que la fréquence sera au début plutôt aléatoire étant donné les objectifs que nous nous sommes fixés.Introducción

Usted no le sabe porque es un sitio en francés pero escribo también en el blog de un amigo « Le Blogue du Capitaine Virgil« , un amigo que conozco desde mucho tiempo que esta haciendo su maestría en filosofía y que inicie este blog que trata de política y de sociedad. Empiece a escribir como colaborador del blog el mes pasado después que ha leído un artículo de un periódico en Québec que trataba del pasaje del vice-presidente de Bolivia. Mi primer artículo era bien sensible porque lo que leo ere un poco en contradicción con la realidad que pude y que pudo todavía ver en Bolivia. Por eso este artículo hablaba de la objetividad de los periodistas.

Pero después este artículo y después los comentarios que recibí, empiece a hacer una reflexión sobre mi participación en este blog y llegue a la conclusión que sea más pertinente de escribir textos de anaálisis sobre la situación local. Además, como lo escribe al fin de un artículo de mi blog, voy a hacer esos anlisis con una pareja de amigo Boliviano para hacer un trabajo de mejor calidad.

Plan de artículos

Entonces, ya empezamos nuestro trabajo el jueves pasado, 27 septiembre, y vamos a seguirlo cada semana (es nuestro objetivo). También, queremos escribir cada semana un texto pero al inicio se va a estar más uno cada 2 semanas.

Es que antes de hablar de la situación actual creemos que es pertinente de hacer retraso histórico de los últimos años hasta la presidencia de Gonzalez Sánchez de Lozada en 2002-2003. ¿Porqué Goni (de su pequeño nombre)? Porque es a este momento que empiece el moviento de contestación social que sigue hoy día y que esa este momento que empieza a esta más fuerte el MAS (Movimiento Al Socialismo), el partido del actual presidente Evo Morales. Además, Goni es parte de la actualidad en razón que Bolivia pune una demande de extradición a su atención a Estados-Unidos. Después este resumen histórico, nuestra meta es de llegar gradualmente a los problemas y debate que hay ahora en Bolivia.

Finalmente, no tenemos la pretensión de estar periodistas o profesional de la política o la sociedad de Bolivia. Pero queremos hacer artículos que va a dar más de una opinión sobre los temas que tratáramos y que van a usar documentos y investigación para dar un mejor contenido.