Sucre (prise 3) et Potosí mardi, Avr 8 2008 

Du 14 au 17 février dernier j’ai eu à voyager à Sucre. La raison de ce voyage était simple : on me demandait. En fait, si vous vous rappelez (voir la section « Histoire de boulot » pour vous rafraîchir la mémoire dans le cas contraire) je suis ici aussi pour appuyer la centrale agricole de Chuquisaca, AGROCENTRAL, à l’aide d’études de marché (2 plus exactement) pour certaines productions qu’ils ont là-bas (viande de poulet et porc pour préciser encore). À cet effet, il y a quelques mois ces 2 productions étaient à ses débuts et par le fait même il existait peu d’information pour m’appuyer dans mon travail d’études de marché. Par contre, la situation ayant changé entre temps, on voulait absolument me rencontrer afin de m’expliquer comment allait le tout et voir ce que j’aurais besoin pour faire un meilleur travail. En plus à la dernière minute lors de ce voyage, mon patron m’a demandé de préparer une formation de 1,5 jours sur les thèmes « pratiques de gestion démocratique et bonne gouvernance dans les coopératives » dans le cadre d’un programme de formation continu pour les membres d’AGROCENTRAL. Aussi, j’y ai participé comme formateur. Ce fut une expérience très enrichissante car je n’avais jamais fait de formation sur ce thème et encore moins dans un contexte hispanophone avec les gens de la base que mon travail vise à aider mais que je ne rencontre jamais. Bref, je le redis, une belle expérience et en plus les gens m’ont apprécié.

De plus, j’ai profité de ce voyage pour passer la fin de semaine à Sucre et voyager à Potosí à 2,5 heures de la capitale. En fait mon plan de départ était de visiter Potosí le samedi et ses mines (c’est la principale activité là-bas) et profiter du dimanche à Sucre (l’une de mes dernières opportunités d’être là) pour voir un musée très connu, la Casa de Libertad, et aller dans un marché traditionnel dans un village près de Sucre. Mais bon, grâce à une salade que mon estomac n’a pas acceptée, tous mes plans du dimanche furent bousiller ce qui fait que j’espère pouvoir retourner là-bas pour terminer de voir ce qui m’intéresse. Mais revenons-en à Potosí. Cette ville, lors de la colonie espagnole, a été pendant un certain temps la ville la plus peuplée de toute la planète. De plus, on dit que les Espagnols auraient extrait assez d’argent de la montagne à côté de cette ville pour construire un pont d’argent jusqu’en Europe. Bref, il s’agit d’une ville minière et de la ville la plus en haute altitude au monde (4200 m). C’est une ville au style coloniale très présent mais qui depuis plusieurs années souffre du déclin de l’industrie minière. Donc, je suis allé là-bas retrouvé 2 amis coopérant pour le CECI (Centre d’éducation en coopération internationale) afin de faire le tour d’une coopérative minière et visiter la Casa de Moneda, la première maison à frapper la monnaie en Bolivie et qui est vraiment impressionnant. En fait, quand je dis tour on pourrait penser à un tour touristique mais cette visite d’une mine, artisanale mentionnons-le, est plus une expérience culturelle très difficile qu’une activité touristique dès plus joyeuse. En rien, je ne retournerais dans cette mine car les conditions qu’on y voit n’ont presque pas changé depuis les temps coloniaux et nous réalisons à quel point la vie des mineurs est difficile. Ainsi, par respect pour ces gens qui n’ont rien comparé à nous, je n’irais pas rejouer les touristes dans leur réalité. Donc, ce n’est parce que je ne peux situer cette réalité difficile que je dis cela mais bien par respect. Car je suis content de voir les conditions extrêmes de membres de coopératives que nous essayons de supporter. Je dis essayer car en ce moment nous ne travaillons pas directement avec le domaine coopératif minier mais des projets sont en discussion.

Bref, ce voyage aura combiné travail et tourisme mais en lien direct avec le monde coopératif. Ce fut très enrichissant et restera probablement marquer comme un des plus beaux moments professionnels et personnels de mon séjour en Bolivie.

Vous trouverez les photos ici : http://www.facebook.com/album.php?aid=47233&l=722ba&id=752741286.

À la recherche des coopératives perdues lundi, Avr 7 2008 

Bon ça fait un bout que je ne vous parle pas de mon boulot alors voici le temps de quelques mises à jour et un récit d’aventure professionnel intéressant. Premièrement, depuis le 29 mars dernier je suis officiellement consultant et je ne m’en plains pas. Mais qu’est-ce que ce changement de contrat et de titre signifie comme impact pour moi. Mise à part le salaire, pas grand-chose. Effectivement, malgré mon nouveau contrat, mes tâches ne changeront pas. Donc, je continue à faire quelques diagnostiques organisationnels d’organisation du mouvement coopératif bolivien. Récemment, j’ai terminé le diagnostique complet de la Confédération des coopératives de Bolivie (CONCOBOL) et celui de la Fédération bolivienne des coopératives d’épargne et de crédit (FEBOCAC). Donc, de ce côté le seul diagnostique qu’il me reste à faire et dont j’ai commencé est celui d’une centrale de coopératives agricoles productrices de quinoa. Ce diagnostique est beaucoup plus intéressant à faire puisqu’il s’agit d’une organisation de second niveau, donc beaucoup plus connecté de la réalité des coopératives de base et surtout beaucoup mieux organisé que les 2 premières organisations pour lesquelles j’ai travaillé. Malheureusement le travail avance peu rapidement dû à mon implication dans le diagnostique national coopératif (lire recensement) que mon employeur fait présentement en Bolivie dont je vous expliquerai tous les détails dans quelques lignes.

Ensuite de cela, qu’est-ce que je fais? Et bien, tout comme au début de mon contrat avec l’origan, il me reste 2 études de marché de La Paz à faire pour AGROCENTRAL, central des coopératives agricoles du département de Chuquisaca, pour leurs 2 nouveaux projets, soit la production de porc et de poulet. Ce que j’aime de ces études de marché c’est que, contrairement à ce que l’on nous montre à l’université, ce n’est pas du gros bla bla pour décrire tout un secteur donné du marché. Non, il s’agit d’étude de marché terrain, donc très terre à terre, pour savoir où sont les acheteurs, quelles quantités achètent-ils, à quel prix, quels sont leur préférence dans la qualité et les caractéristiques techniques des produits, etc. Ce travail se fera une fois que j’aurai terminé tous mes diagnostiques qui est ma priorité pour l’instant. Par contre, parce que la centrale de coop. est déjà prête à commencer la commercialisation de la production de porc, j’ai commencé très rapidement la semaine passée la collecte de donnée pour cette filière. Fait cocasse dans ce début de travail très réactif, afin de pouvoir rencontrer les grossistes qui achètent les porcs vivant pour les amener à l’abattoir, il a fallu que je me lève à 4h30 du matin pour aller les rencontrer à 5h00 du matin à leur arrivée de l’abattoir (qui se trouve à El Alto)!!! C’est ce que l’on peut appeler un horaire « atypique »! Aussi, je dois vos avouer que je n’avais jamais vu de ma vie autant de carcasse de porc et de bac rempli de viscères (intestins, cœurs, fois, etc.) sur le bord de la rue dans des conditions de salubrité à questionner!!! Végétarien et cœur sensible s’abstenir!

Finalement, il y a le diagnostique national coopératif que nous faisons. Mais commençons depuis le début de ce côté afin que vous puissiez comprendre le tout. Mon employeur commençait en avril 2007 un nouveau programme d’appui en Bolivie de 5 ans et dans ce plan quinquennal nos nouvelles orientations sont de travailler avec les organisations de représentation du mouvement (centrales, fédérations départementales, fédérations nationales et la confédération de coop.) et le gouvernement (via la Direction générale des coopératives). De plus, en collaboration avec ces acteurs, nous nous devions dans la première année d’évaluer le secteur coop. bolivien afin d’orienter notre travail d’appui des 4 autres années. À cette fin nous avons commencé depuis plusieurs mois à travailler avec toutes les organisations de représentation de coop. de la Bolivie à élaborer des stratégies pour faire ce travail d’évaluation à partir du très peu d’information que nous disposions (et que nous disposons toujours!). Voyant justement l’immense pauvreté de données existantes de ce côté, nous avons décidé de faire un diagnostique complet de toutes les coop. du pays, où si vous préférez un recensement. Ainsi, dans tous les départements de la Bolivie, tout type de coop. confondu, plusieurs consultants se promènent pour valider l’existence ou non de coop. que nous avons depuis une liste fourni par le gouvernement (seule source d’info. de ce type dans le pays!). C’est ainsi que mon supérieur m’a demandé de m’impliquer dans ce travail en allant visiter toutes les coop. des 2 départements les moins développées du pays au niveau des infrastructures routières, donc des 2 départements où se rendre jusqu’au coop. et les trouver est le plus difficile! Il s’agit donc des départements du Pando et du Beni. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que de tous les départements, ces 2 là sont les moins populeux et ceux où l’on y retrouve le moins de coop. Je suis donc parti dernièrement pour une première mission dans le Beni du 23 au 30 mars (voici le lien pour les photos : http://www.facebook.com/album.php?aid=46427&l=03310&id=752741286) et je repars ce mardi 8 mars pour terminer tout le travail. Donc, ce mardi c’est direction Cobija dans le Pando pour ensuite redescendre terminer ma visite du Beni. Cette deuxième mission devrait me prendre une quinzaine de jour et nous espérons pouvoir terminer la visite de toutes les coop.

Ce travail est très motivant car il me permet d’être en contact avec les coopératives de base, ce que mon travail à La Paz me permet peu par le fait que je travail avec des organisations de représentation. Ainsi, d’être en contact avec les membres et les dirigeants de base, de parler avec eux, de connaître l’histoire de leur coopérative, leurs problèmes et défis à relever me donnent une meilleure idée des besoins qu’ont ces acteurs. Bref, malgré le fait qu’il s’agit vraiment de partir à l’aventure pour trouver ces coop., ce travail est dès plus stimulant et me permet de voir du pays. En fait, bien des Boliviens me disent que je vais connaître la Bolivie mieux qu’eux. Vive la Bolivie profonde alors!

Et parlant d’aventure, je vous conterai cette anecdote de ma première mission afin de vous donner une idée de l’aspect « aventure » de ce travail. Comme je vous disais, la plus grande difficulté de se promener dans le Beni c’est le peu de route qu’il y a, la mauvaise qualité de celles-ci et la basse fréquence de transport qu’il y a. Ainsi, un soir, j’ai manqué le dernier micro-bus en direction de Rurrenabaque car j’étais en pleine discussion avec 2 coopératives d’un petit village appelé El Palmar. D’El Palmar en micro-bus, et vu la qualité de la route du moment (en fonction de la pluie, la qualité des routes non asphaltée changent beaucoup là-bas), Rurrenabaque est à 4 heures de transport en général. Donc, comme je ne voulais pas perdre une demi-journée le lendemain pour me rendre à destination et qu’El Palmar ne dispose pas vraiment d’endroit où dormir (ce qui veut dire de dormir chez l’habitant donc), j’ai arrêté le premier camion qui passait par là et qui pouvait m’amener à Rurrenabaque. Le voyage s’est dont fait dans la remorque vide du camion avec un autre Bolivien et a duré près de 6 heures. Je suis donc arrivé à 4h30 du matin devant l’hôtel où j’ai l’habitude d’aller là-bas mais celui-ci était fermé. Donc, je me suis couché sur un banc de parc qui était en face pour dormir une petite heure et pouvoir entrer dormir dans un lit à 5h30 du matin lorsque le portier a commencé à balayer le portique! Vive le Beni!

Nouveau contrat… mais de consultant cette fois! vendredi, Mar 7 2008 

Et oui! Une fois de plus je resterai plus longtemps que prévu en Bolivie (au grand dam de ma copine… et je la comprends très bien!). Donc, ça fait quelques semaines que mes 2 supérieurs m’ont demandé si je pouvais me mettre disponible pour travailler un autre 3 mois additionnel en Bolivie mais cette fois non comme stagiaire sous un programme de l’ACDI (Agence canadienne de développement international) mais bien comme consultant!!! (Je vous rappelle que je suis venu ici comme stagiaire sous un programme de l’ACDI pour les jeunes professionnels n’ayant jamais eu d’expérience payée à l’étranger dans leur domaine d’études et qu’en novembre dernier on m’offrait une première extension de 3 mois à mon contrat de stagiaire). Mais même si cette demande m’a été fait il y a quelques semaines, rien n’était officiel jusqu’à tout dernièrement car nous attendions une réponse de financement additionnel de la part de l’ACDI. Maintenant, tout est officiel et je serai à partir d’avril prochain consultant en développement coopératif et développement de marché (j’imagine que ce sera le titre que j’aurai, mais bon on sait ce que ça signifie des titres… ça sert juste à faire beau!). Donc je suis vraiment content et ce sera mon premier emploi qui me donnera un salaire tel que mon diplôme universitaire peut le justifier! Pour la première fois de ma vie je ne serai plus dans les statistiques du seuil de la pauvreté!!!! Ça va faire changement et je pourrai rembourser mes dettes!!! J’en suis plus que ravi!

Une bonne nouvelle mercredi, Nov 7 2007 

Depuis jeudi dernier (1 novembre 2007) je sais que mon contrat en Bolivie sera prolongé jusqu’au 28 mars 2008 au lieu du 7 janvier tel que prévu auparavant. Donc, c’est 3 mois additionnel de travail (et de salaire!), 3 mois additionnel afin de faire du plein air dans les montagnes, 3 mois de plus pour découvrir le pays. Le seul petit inconvénient que cette nouvelle apporte, c’est que je devrai encore me passer de ma douce moitié pour 3 autres longs mois. Mais bon, j’espère fortement que cette dernière puisse venir me visiter lors des vacances de Noël afin de couper un peu cette période d’absence amoureuse.

Manque de temps et Récits divers sur mon boulot mardi, Nov 6 2007 

Section « Nouvelles plates »

Manque de temps

Il est vrai que je n’ai pas écrit depuis un certain. La raison est toute simple, je suis davantage occupé par mes diverses activités en Bolivie, principalement le travail mais aussi mes sorties de plein air, ce qui me laisse moins de temps pour écrire. De plus, après 4 mois ici je commence à m’habituer à ma nouvelle vie et à avoir une routine qui fait que je vis moins d’aventures qu’à mes débuts. Finalement, étant un peu plus accoutumé à mon environnement je remarque moins ce qui au début me fascinait.

Section « Histoires de boulot »

Accompagnement de Jocelyne Chagnon ou Comment s’improviser traducteur et guide touristique

Il y a 3 semaines est arrivé en Bolivie Mme Jocelyne Chagnon de la Direction des coopératives du Québec. Cette dame venait ici dans le cadre de ses vacances personnelles mais prenait très généreusement de son temps afin de faire quelques présentations aux principaux acteurs du mouvement coopératif bolivien afin d’échanger avec eux sur la situation et la structure du mouvement québécois. Ainsi, dans le cadre de cette « mission » je me suis improvisé de nouvelles compétences dont entres autres celles de traducteur, d’accompagnateur et de guide touristique! En effet, étant donné que la dame ne parlait pas espagnol les présentations qu’elle faisait ainsi que les interventions lors des sessions d’échange demandaient une traduction en directe. Donc, à une occasion où mon supérieur ne pouvait s’occuper de cette charge s’est moi qui a fait les dites traductions. Une expérience intéressante.

Ensuite, afin de remercier ce don de temps généreux de Mme Gagnon, mon employeur a offert ma présence afin d’accompagner cette dernière lors de quelques courtes sorties touristiques dont Tiwanaku, le Lac Titicaca (Île du Soleil) et Coroico. C’est pour cette raison que je dis que je me suis improvisé accompagnateur et guide touristique tout en jouant toujours le rôle d’interprète anglais-français-espagnol. Ce qui fut bien pour moi en plus de ces nouvelles expériences de travail c’est de voyager dans le pays tout en étant payé! Sans blague, j’ai bien aimé le fait de pouvoir revoir une 2e fois l’Île du Soleil et découvrir le site archéologique de Tiwanaku et les joies des randonnées aux cascades à Coroico.

Diagnostiques organisationnels

Par conséquent les dernières semaines n’ont pas été très productives au niveau de mon travail régulier (combiné au reformatage de mon ordinateur et des inconvénients que cela occasionnent), soit la réalisation de diagnostiques organisationnels de quelques acteurs importants du mouvement coopératif bolivien (pour plus détails sur ces organisations, voir ce billet). Donc, cette semaine ainsi que les prochaines seront totalement dédié à cet exercice. En effet, depuis le passage de mon grand patron du Québec, cette tâche est mon objectif principal et devrait se terminer à la fin de novembre (l’idéal). C’est très intéressant car cela me permet de mieux connaître les principaux du mouvement coopératif dans son ensemble et dans le secteur des coop. d’épargne et crédit. De plus c’est un travail directement avec ce que j’aime le plus en administration, soit le management ou si vous préférez la gestion sous tous ses angles, donc multidisciplinaire.

Quelques résultats concrets très encourageants

Mais avant de me concentrer sur ces diagnostiques organisationnels j’ai terminé au cours des dernières semaines mon étude de marché sur l’origan. Ce travail fut plus que gratifiant car en écrivant l’analyse des résultats collectés, nous en sommes arrivés à la conclusion que le marché de la ville de La Paz et, de manière plus générale, celui de tout le pays pouvait dès plus rentable pour un produit secondaire qui avant n’avait pas de valeur commerciale. Donc, c’est très gratifiant de voir les résultats concrets de son travail surtout lorsque les conclusions sont aussi positives. Pour vous donner quelques chiffres et vous donner une idée de grandeur, seulement pour La Paz, les producteurs agricoles pourraient chercher plus de 30 000$ pour un produit avant qui ne valait rien! Et ici 30 000$ c’est ÉNORME!!!

Avec, Con, With Jocelyn Chagnon: En photos, Fotografías, With pictures lundi, Oct 29 2007 

Voici le lien pour les photos :

Aquí en vínculo para las fotografías:

Here the link for the pictures:

http://hec.facebook.com/album.php?aid=27912&l=db073&id=752741286

Et ça se recentre mercredi, Sep 19 2007 

Ça fait un bon petit bout de temps que je ne vous ai pas entretenu de ce que je fais la majeure partie de mon temps, soit travailler. D’ailleurs, côté travail plusieurs aspects se sont clarifiés et ont même eu le temps de changer depuis la dernière fois que j’ai écrit sur le sujet (voir article de juillet dernier). Premièrement, soulignons le passage en provenance du Québec du patron à mon patron, donc mon grand boss, durant une semaine et demie (soit jusqu’à mercredi dernier 12 septembre) et de 2 événements d’importance durant ce séjour : une réunion du comité local d’orientation (CLO) et une réunion avec mes 2 supérieurs sur l’évaluation de mon stage jusqu’à maintenant.

Mais avant de vous expliquer l’importance de ces 2 événements sur mon travail remontons au 15 août dernier lors du passage du directeur général et du président de l’organisation dans le cadre de l’inauguration de l’usine à Tomina (voir article sur le sujet en août). À cette date, le DG avait une importante réunion avec le Ministre du travail afin de le convaincre que le modèle coopératif est un modèle qui se vaut. Cette rencontre était planifiée car M. le Ministre avait fait part à mon boss qu’il ne croyait pas en les bienfaits des coopératives et qu’il voulait « mettre la clé dans la porte » à la Direction générale des coopératives qui fait partie de son ministère. Voilà pourquoi cette rencontre avait lieu. Le tout s’est bien déroulé mais le travail que avait été planifié de faire durant cette première année du nouveau programme quinquennal en Bolivie a quelque peu changé et cela a eu un certain impact sur mon stage.

Donc dans la foulée de cette rencontre une réunion avec le CLO a été prévu lors du passage de mon grand boss (le CLO est un comité formé par plusieurs personnes faisant partie du milieu coopératif afin d’orienter notre travail en Bolivie). Cette réunion avait pour but de valider les nouveaux changements apportés par la réunion du 15 août. En effet, de la réunion avec le Ministre est sortie l’idée de dresser un portrait de tout le secteur coopératif afin d’en tirer les enjeux majeurs pour les prochaines années. Ainsi, j’ai participé à cette réunion où nous présentions un « plan de match » dans la réalisation de ce portrait global de toutes les coop. dans le pays et dans tous les secteurs (agricole, transport, épargne et crédit, télécommunication, électricité, éducation, minier et service). Comment tous ces événements influencent mon stage : et bien c’est simple il se pourrait que je participe à la réalisation de ce portrait et si cela fonctionne cela m’amènerait à voyager dans plusieurs départements. À suivre…

Ensuite, concernant la réunion d’évaluation de mi-stage et bien j’ai pu exposer où j’en étais dans les divers aspects de mon stage qui avait été planifié à mon arrivée, comment le tout a évolué et où le tout se dirige. Ainsi, nous avons convenu à la fin de cet exposé (ou en gros je disais que j’avais presque terminer mon étude de marché sur l’origan à La Paz pour l’UNEC et que la collecte d’information pour les diagnostiques allait très bon train) que le reste de mon stage se concentrerait en majeure partie sur les diagnostiques organisationnels que je fais dans 2 secteurs (agricole et épargne et crédit) car le tout serait dès plus complémentaire au portrait macro qu’on va réaliser. En effet, ces diagnostiques représenteront une vue très micro de toute la chaîne coopérative dans ce 2 domaines. Ainsi, j’analyse la CONCOBOL, la confédération des coop. qui regroupe toutes les fédérations nationales du pays, donc tous les secteurs. Ensuite, dans le secteur d’épargne et crédit je travaille avec la fédération nationale (FEBOCAC) et, pour l’instant, avec la fédération départementale de La Paz (FECAC La Paz). Je dis pour l’instant car il se pourrait fort bien que je fasse le diagnostique d’une ou plusieurs autres fédérations départementales de ce secteur si le temps me le permet. (Pour votre info. ici le département est l’équivalent de la province au Canada). Dans le secteur agricole, je travaille avec 2 centrales agricoles (l’équivalent des fédérations départementales dans l’épargne et crédit), soit CECAOT dans le quinoa et EL CEIBO dans le cacao mais dû à des problèmes politique nous ne travaillons pas pour l’instant avec la fédération nationale de ce secteur. Ensuite, mon travail se concentrera sur quelques études de marché très terrain (du même genre que celle réalisé pour l’origan pour l’UNEC) pour AGROCENTRAL, la centrale de coop. agricole du département de Chuquisaca. Finalement, comme je l’ai mentionné, je serai probablement impliqué dans le travail que demandera le portrait.

Donc, comparativement à mes premiers écrits sur mon travail, je ne touche plus à tout ce qui était en lien avec le commerce équitable et biologique (formation, documentation sur démarche de certification, critère d’admissibilité, étude de marché en lien des produits certifiés, etc.) et le commerce internationale (formation MERCOSUR, documentation technique sur les avantages et les inconvénients, prospection de marché à l’exportation pour divers produits, etc.). Alors, voilà pourquoi je dis que le tout se recentre. Mais peu importe ce que je fais, je ne manque pas de travail et j’aime ce que je fais.

Bon c’est un peu long comme message mais ça vous mets plus au courant de ce que je fais ici.

Tomina vendredi, Août 17 2007 

Voici le lien pour les photos:

Aquí la dirección Internet para las fotografías:

Here the link for the pictures:

http://hec.facebook.com/album.php?aid=18588&l=81583&id=752741286

Inauguration à Tomina vendredi, Août 17 2007 

Cette semaine je suis à Sucre car hier avait lieu l’inauguration de la nouvelle usine de transformtion d’origan de l’UNEC à Tomina, petit village à 3 heures de route de Sucre. Le chemin à aller était digne des beautés de la Bolivie et le village était bien sympathique: une petite place centrale avec une jolie église et une belle mairie. C’était très intéressant d’y être car je pouvais maintenant comprendre et voir tout le processus de production de l’origan (je vous rappelle que je suis entrain de faire une étude de marché pour La Paz au niveau de l’origan). Aussi, en parlant avec les producteurs et les techniciens qui participent au projet depuis le début, nous pouvions encore plus sentir tout le travail et le chemin qui a été parcouru depuis les débuts de l’UNEC. L’usine est dès plus moderne, organisée et tout le terrain est très propre, quelque chose de plutôt rare et moderne pour les petits villages de cette région. Point central de tous les villages producteurs, ce projet contribuera encore plua à améliorer la situation de ces gens. Tout au long de la cérémonie d’inauguration, tous les gens relataient l’importance de ce projet dans l’amélioration de leurs conditions de vie. Nous pouviosn très facilement sentir la fierté des gens dans l’air, autant des producteurs, des employés que des bailleurs de fonds (ACDI, USAID) et partenaires techniques (dont nous entre autres où le président et le directeur général étaient présents pour l’événement). Bref, ce fut une journée très enrichissante afin de comprendre ce pourquoi nous travaillons en Bolivie!

Pour vous donner une bonne idée! vendredi, Juil 20 2007 

Lundi, 16 juillet (de Sucre dans le départment de Chuquisaca)

 

Point de vue travail et bien j’ai beaucoup plus de détails à vous donner. En fait, c’est de Sucre, la capitale officielle selon la constitution que j’écris ces lignes. Je suis ici jusqu’au 19 juillet pour rencontrer 2 organisations que nous appuyons : une centrale de coopératives agricoles et une entreprise formée par des coop. qui commercialisent des épices et condiments. Mais commençons par le début (logique!).

 

Premièrement, avec le gouvernement Harper il est pertinent de savoir que la politique d’aide internationale du Canada a considérablement changé. Ainsi, beaucoup plus de transferts de fonds se font directement à l’ONU qui gère ensuite les projets au lieu que ces budgets soient versés à des organisations canadiennes. Ensuite, pour les fonds qui vont aux organisations canadiennes, l’ACDI applique maintenant une gestion axée sur les résultats ce qui se traduit par le soutien à des projets de plus grandes portées (plus grand nomnre de personne rejointre) mais qui ne veut pas nécessairement dire avec un niveau d’impact aussi important. Mais pour nous ce changement ne se fait pas au détriment de l’impact recherché das les projets de développement. Ce sont ainsi les principaux changements dans le nouveau programme de partenariat coopératif et mutiel (PPCM) pour les 5 prochaines années (ce nouveau programme débute à pein).

 

En quoi ça se traduit dans mon cas vous vous demanderez (en tout cas moi je me l’ai demandé depuis que je suis ici!)? Ben pour moi ça veut dire travailler à 4 niveaux:

 

1- Niveau gouvernemental

Il s’agit de ce que nous appelons le niveau macro du programme, soit l’appui à la Direction Générale des Coopératives qui fait partie du Ministère du travail. Donc, on agit au niveau publique et gouvernemental. En gros le travail consisterau à assister la Direction dans la modification de la loi sur les coopératives boliviennes en s’inspirant du modèle québécois. Aussi, dans le secteur des coopératives d’épargne et de crédit, de grands besoins se font sentir au niveau de la restructuration du secteur tant au niveau opérationnel que législatif. Donc, encore là mon travail consistera à aidre la Direction dans la formulation d’une réglementation et d’une fiscalisation adéquate du secteur. Ici, plus que dans le premier cas, nous nous inspirerons du modèle québécois, plus particulièrement du succès de Desjardins afin de voir ce qui peut être adapté pour la Bolivie (P-O, le livre de ton père m’est d’une très grande utilité!! Tu lui passeras le message car je l’avais croisé avant de partir).

 

2- Niveau des fédérations nationales

Au niveau des fédérations, le but principal est de travailler avec une ou deux organisations (nous visons bien sur la fédération bolivienne d’épargne et crédit… logique! et peut-être celle du secteur agricole) afin de faire un diagnostic organisationnel et coopératif de la fédération. Ainsi, nous désirons déceler les besoins les plus urgents de la fédération pour pouvoir ensuite développer un plan d’interventions. Le but final est de faire en sorte que les fédérations appuyées deviennent un modèle pour les autres fédérations membres de la Confédérations des coopératives de Bolivie (instance non gouvernementale qui regroupe toutes les fédérations nationales du pays, donc toutes les coopératives de la Bolivie). Mon travail se concentrera principalement au niveau du diagnostic.

 

Aussi, pour vous démêler dans la structure du mouvement coopératif ici voici un pseud organigramme: il y a les coopératives, ensuite les centrales qui se regroupent en fédérations parfois régionales mais surtout départementales (les départements ici sont l’équivalent des provinces au Canada) qui se rassemblent ensuite en fédération nationale; la Confédération vient ensuite rassembler toutes les fédérations nacionales.

 

3- Niveau des centrales de coopératives

En fait, lebut visé au niveau des centrales est sensiblement le même que celui au niveau des fédérations, soit faire en sorte que les centrales appuyées deviennent des modèles au sein de leur secteur et ce à l’aide des outils développées pour les fédérations (avec les adaptations qui s’imposent bien sur!). Les centrales visées sont EL CEIBO dans le cacao et autres produits agricoles, CECAOT dans le quinoa et CIS Cochambamba dans la production laitière. Par contre, parti comme c’est là, je ne travaillerai pas avec cette dernière centrale car je commence à avoir déjà une surcharge globale de travail!!!!

 

4- AGROCENTRAL et UNEC

Finalement, travailler avec ces 2 organisations que nous appuiyons depuis plusieurs années à Sucre. En gros, c’est de l’appui à la commercialisation que je ferai au niveau de l’origan, la viande de porc, la moulée pour bétails, l’amarante et les haricots en plus d’aider AGROCENTRAL dans son diagnostic et sa schématisation de ses processus de production et commercialisation et, pour UNEC, de donner de la formation en commerce internacional (MERCOSUR, ZLEA, Pacte andin). Pour les 2 entités je donnerai aussi de la formation en commerce équitable et biologique (processus de certification, relation coûts/bénéfices, opportunités marchande par zone géographique Amérique du Nord, Europe, Amérique du Sud, etc.).

 

Jusqu’à maintenant j’ai rencontré toutes les personnes de la Direction Générale des Coopératives et d’AGROCENTRAL. Dans le permier cas, les portes m’ont été toutes grandes ouvertes (à notre grande surprises car nous nous attendions à une certaine distance), et dans le second cas, on m’est arrivé avec des demandes très spécifiques au niveau des débouchés commerciaux à La Paz pour les producteurs de Chuquisaca. Dons en 2 rencontres j’ai plusieurs semaines de travail devant moi et j’ai encore les gens de l’UNEC que je vais rencontrer très prochainement et ceux d’EL CEIBO et de CECAOT.

 

Alors, comme vous pouvez le voir j’ai maintenant énormément de pain sur la planche. Bien que Sébastien, le coopérant avec qui je travaille, ne s’attende pas à ce que je puisse répondre à toutes les demandes qui me sont faites (je suis ici pour 6 mois, pas pour 2 ans!), la marche est haute! C’est génial!!! Et les défis sont motivants!!!