Huayna Potosí (6088 m) : En photos, Fotografías, With pictures lundi, Jan 28 2008 

Voici les liens pour les photos du Huayna Potosí (6088 m) :

Jour 1 = http://hec.facebook.com/album.php?aid=38805&l=2b989&id=752741286

Jour 2 = http://hec.facebook.com/album.php?aid=38809&l=0e181&id=752741286

 

Aquí los vínculos para las fotografías del Huayna Potosí (6088 m) :

Día 1 = http://hec.facebook.com/album.php?aid=38805&l=2b989&id=752741286

Día 2 = http://hec.facebook.com/album.php?aid=38809&l=0e181&id=752741286

 

Here the links for the pictures from the Huayna Potosí (6088 m) :

Day 1 = http://hec.facebook.com/album.php?aid=38805&l=2b989&id=752741286

Day 2 = http://hec.facebook.com/album.php?aid=38809&l=0e181&id=752741286

Publicités

Damned rain! lundi, Jan 28 2008 

Finally, our expedition to the Condiri (5648 m) has been cancel because of rain. This year, it’s incredible how much rain it has. Last week, the emergency state has been declared related to the death related with flood. But at least I had time to relax, go to the Alasitas and to finish some work in my pictures. Next weekend : Carnaval!

¡Pinche lluvia! lundi, Jan 28 2008 

Al final, se ha cancelado nuestra expdedición al Condoriri (5648 m) por culpa de la lluvia. Es increíble la cantidad de lluvia que cae este año. Aún que el estado de emergencia fue declarado la semana pasado vinculado a las inundaciones, derrumbe de tierra y muertes que ha llegado. Pero, por lo menos, tuve tiempo de descansar, ir a las Alasitas y terminar de clasificar algunas fotografías. El fin próximo : ¡Carnalva¡

Maudite pluie! lundi, Jan 28 2008 

Finalement, pour cause de pluie, notre expédition au Condoriri (5648 m) a été annulée. C’est vraiment fou comment il pleut cette année. L’état d’urgence a été déclaré la semaine dernière due aux nombreux glissements de terrains, inondations et morts qu’il y a eu dans les derniers jours. Mais bon, j’ai pu me reposer, aller aux Alasitas et terminer de trier certaines photos. En fin de semaine prochaine : Carnaval!

Camping on the Isla del Sol (Sun Island) and Cochabamba vendredi, Jan 25 2008 

Well, I’m back to write my weekly adventures. So, on the January 11-12-13th I went back for a third time to Copabana without that time any stress or time running out. The goal was to go camping on the Isla del Sol where nobody goes to have a moment without any noise and pollution. I went with my Acadian’s friend. So, we had a really relax week-end walking around. Here is the link for the pictures: http://hec.facebook.com/album.php?aid=38511&l=afaed&id=752741286

Then last weekend, since I had a meeting on Friday, I went to Cochabamba, gastronomic capital of Bolivia. It is called like that since the principal activity of the city is eating! I didn’t do that much except walking around, seeing some friend (1 guy from there, a couple of friends from Quebec and a Chilean girl) and dancing with them (something that I didn’t do for 4 months!). I was so quiet that I even didn’t take pictures!

This week-end I’m going to go to the Alasitas, festival on the honor of a god called Ekeko and representing fertility. Also, I’m going to climb the Condoriri glaciar (5648 m) with the Mountain Guide Association from Bolivia.

Camping a la Isla del Sol y Cochabamba vendredi, Jan 25 2008 

Bueno, empiezo otra vez la escritura de mis aventuras hebdomadarias. Entonces, el 11-12-13 enero, fue por la tercera vez a Copabana para disfrutar esa vez el lugar sin estrés y limita de tiempo. La meta estaba de ir a campar en la Isla del Sol donde nadie va y aprovechar un momento sin contaminación y ruido. Fue una fin de semana de caminata muy tranquila con mi amigo acadiense. Aquí es el vinculo para las fotos : http://hec.facebook.com/album.php?aid=38511&l=afaed&id=752741286

Después, el fin de semana pasada, como tenía una reunión de trabajo en la ciudad de Cochabamba el viernes, aproveche este 2 días para descubrir esta ciudad considerada como la capital gastronomita de Bolivia. Efectivamente, ¡la actividad principal de los Cochabambibos es comer! Fue otra fin de semana tranquila donde solamente fue a caminar en la ciudad, ver algunos amigos (1 chico de allá, una pareja de Quebecense y una amiga chilena) y salir a bailar (¡algo no había hecho desde 4 meses!). Estaba tan tranquilo que no tome foto.

Y este fin, voy a aprovechar la fiesta de las Alasitas y del dios de la fertilidad, el Ekeko. Además, voy a ir al glaciar del Condoriri (5648 m) con la Asociación de guía de montaña de Bolivia.

Camping à la Isla del Sol (Île du Soleil) et Cochabamba vendredi, Jan 25 2008 

Bon je renoue avec le récit de mes aventures hebdomadaires. Donc, les 11-12-13 janvier derniers, je repartais pour une 3 fois à Copacabana afin d’en profiter cette fois sans stress et sans contrainte de temps. Le but était d’aller se perdre à la Isla del Sol pour y camper et profiter d’un moment de solitude sans bruit et pollution. C’est donc en compagnie de mon partenaire acadien que nous avons eu une petite fin de semaine de randonnée très relaxe et qui n’avait rien à voir avec le trajet classique touristique. Voici le lien pour les photos : http://hec.facebook.com/album.php?aid=38511&l=afaed&id=752741286.

Ensuite, la fin de semaine dernière, comme j’avais une réunion dans la ville de Cochabamba le vendredi, j’en ai profité pour passer 2 jours dans cette ville considérée comme la capitale gastronomique de la Bolivie. En effet, le passe-temps préféré des Cochabambinos est bel et bien de manger! Ce fut une fin de semaine dédiée surtout à voir des ami(e)s (1 gars de Cochabamba, un couple d’ami québécois et une amie chilienne), à me promener dans la ville et sortir danser (choses que je n’avais pas fait depuis 4 mois!). Fort surprenant, je n’ai pas pris une seule photo de la fin de semaine, tant j’avais seulement le cœur à la balade et à la relaxation.

Cette fin de semaine, je vais profiter de la fête des Alasitas dédié au dieu de la fertilité Ekeko et afin de renouer avec la montagne : direction le glacier du Condoriri (5648 m) grâce à une activité de l’Association des guides de montagne de Bolivie.

Goni, le dernier des présidents à s’être fait montrer la porte de la Bolivie (Partie 2 – La chute, 2003) mardi, Jan 22 2008 

Étant la récente mise à mort du Blogue du Capitaine Virgil, je retranscris ici des textes de novembre dernier qui apparaissait sur ce dernier site.

« Mieux vaut parler comme un gringo que de penser comme un gringo. » Goni

Para la versión española de este artículo, aquí se le encuentra.

Par Iris Violeta de la Roche Vedia, Miguel Tomas Maella Black et Nicolas Tremblay

Pour la première partie de ce billet, voici où vous devez vous rendre.

Vendredi 10 octobre La population de la ville d’El Alto bloque l’usine de Senkata, principal distributeur de combustible de la région, et empêche la sortie de camions citernes devant approvisionner La Paz et El Alto. Ainsi en peu de temps ces 2 villes sont paralysées par le manque de combustible. En réaction à cette situation, le gouvernement envoie l’armée afin de libérer et sécuriser l’usine.

Samedi 11 octobre La loi martiale est déclarée dans la ville d’El Alto et l’armée a comme mission de rétablir l’ordre. Au lieu d’apaiser la situation, c’est le début des premiers affrontements entre l’armée et la population : les révoltes augmentent et les premiers coups de feu se font entendre. Les insurgés essaient toujours de bloquer le passage des camions citernes mais ces derniers sont sous haute protection de l’armée.

Dimanche 12 octobre L’armée escorte un premier convoi de 6 camions citernes pour répondre aux besoins militaires. Afin de justifier cette situation et l’envoi d’un deuxième convoi, le gouvernement argumente que c’est de son devoir de garantir l’approvisionnement en combustible à la ville de La Paz. Afin de pouvoir franchir la barrière de manifestants, les militaires se taillent un chemin à l’aide de leurs armes ne faisant qu’attiser la rébellion sociale.

Lundi 13 octobre Les manifestations dans El Alto continuent toujours et se changent même parfois en massacre : 3 des passerelles de l’avenue Rio Seco s’écroulent sous l’action de la dynamite utilisée par les insurgés et une station service est incendiée faisant de nombreux dégât et 5 morts. Ensuite, les marches de protestation se font sous l’effigie de slogans demandant le départ du président Goni et disant que le gaz de la Bolivie est pour les Boliviens. À 12h45, une autre manifestation amène dans la rue armée de bâton plus de 20 000 transporteurs, enseignants et les membres de la Centrale ouvrière bolivienne qui demandent eux aussi la démission de leur président. Au même moment, le vice-président Carlos Diego Mesa Gisbert annonce qu’il demeure au sein du gouvernement mais qu’il prend ses distances vis-à-vis les décisions de Goni. Suite à cette déclaration, le président affirme qu’il ne compte pas renoncer à son poste de responsabilité et accuse Evo Morales et Felipe Quispe d’encourager ces manifestations, manifestations qu’il croit être financées par des intérêts étrangers.

Mardi 14 octobre La Paz est complètement paralysée par les manifestations, le barrage d’El Alto et les hostilités avec l’armée. Afin de trouver une piste de solution à cette crise, l’Organisation des États Américains (OEA) se propose comme médiateur du conflit. Pendant ce temps, les morts s’accumulent, tant chez les civils que du côté militaire, et tous les parlementaires de la « Mega Coalición » critiquent le gouvernement.

Mercredi 15 octobre Les affrontements entre l’armée et les citoyens continuent ainsi que les pertes en vie humaine qui y sont reliés. Ensuite, le gouvernement contrôle, censure ou empêche carrément certains médias de publier. Ainsi, les journaux Pulso et El Diario ne publient plus; les canaux télévisés 36 et 21 se font menacer de représailles s’ils continuent de couvrir les événements; la radio 4 RTP se fait carrément couper ses ondes; et la radio de la ville d’Oruro Pio XII subie 3 sabotages de ses équipements. Finalement tard dans la nuit, Goni, accompagnée Paz Zamora et Reyes Villa et accusant la rébellion de mobilisation anarchique et narco-syndicale, annoncent une série d’engagements afin de régler la crise :

1- Convoquer un référendum consultatif dans chaque département du pays sur l’exportation du gaz;

2- Réviser la loi sur les hydrocarbures;

3- Tenir une assemblée constitutionnelle;

4- Réformer les politiques nationales afin de renforcer la démocratie.

Jeudi 16 octobre La réunion de 5 manifestations cumule plus de 100 000 personnes dans les rues de La Paz. En conférence de presse, Goni annonce. « Quand se produit un coût d’État narco-syndical, il s’en est fini de la démocratie et ceci se produit au détriment des intérêts du pays. Ce coup d’État est financé par des intérêts extérieurs du pays et est relié aux syndicats agraires et au Sentier Lumineux. Nous, nous sommes ouverts au dialogue. Eux veulent seulement remplacer la démocratie par une utopie que l’on ne sait pas où cela va nous amener. » Pendant ce temps, se continuaient dans tous le pays des grèves de la faim cumulant plus d’un milliard de grévistes.

Vendredi 17 octobre Des milliers de manifestants arrivent de tous les côtés de La Paz. Il s’agit principalement de Boliviens vivant dans les provinces les plus proches de la métropole. Dans la journée, Congrès est convoqué à 16h00 mais à midi le parti NFR (Nouvelle Force Républicaine) quitte la coalition du gouvernement et tous ses ministres remettent leur démission.

Finalement en fin de journée, Gonzalo Sanchez de Lozada quitte la ville de La Paz en hélicoptère avec 2 de ses ministres et s’exilent aux États-Unis pour demander l’asile politique. Derrière lui il laisse une lettre signée de sa main faisant part de sa démission. Cette dernière fut lu au Parlement et devant les médias. Suite à cette démission, Carlos Mesa occupa la présidence par intérim.

Sources (pour les 2 parties; en espagnol) :

Fundación CIDOB (Centro de Investigación de Relaciones Internacionales y Desarrollo), Biografía de Gonzalo Sanchez de Lozada y Sánchez Bustamente, http://www.cidob.org/es/documentacion/biografias_lideres_politicos/america_del_sur/bolivia/gonzalo_sanchez_de_lozada.

Juicio a Goni ¡Ya!, Una cronología diferente, Cronología de la Guerra del Gas, 8 octobre 2005, http://juiciogoniya.free.fr/inicio/article.php3?id_article=33.

Presidencia de la República de Bolivia, Presidencia Gonzalo Sanchez de Lozada y Sánchez Bustamente, http://www.presidencia.gov.bo/Presidentes_Bolivia/pr61.htm.

Universidad de El Salvador, Evaluación económica de Bolivia 2000-2004, http://comunidad.terra.es/blogs/tareamacrobolivia/default.aspx.

Wikipedia, http://es.wikipedia.org/wiki/Gonzalo_S%C3%A1nchez_de_Lozada.

Wikipedia, http://es.wikipedia.org/wiki/Guerra_del_Gas.

Goni, le dernier des présidents à s’être fait montrer la porte de la Bolivie (Partie 1 – Biographie) mardi, Jan 22 2008 

Étant la récente mise à mort du Blogue du Capitaine Virgil, je retranscris ici des textes de novembre dernier qui apparaissait sur ce dernier site.

« Mieux vaut parler comme un gringo que de penser comme un gringo. » Goni

Para la versión española de este artículo, aquí se le encuentra.

Par Iris Violeta de la Roche Vedia, Miguel Tomas Maella Black et Nicolas Tremblay

Gonzalo Sánchez de Lozada y Sánchez Bustamante (Goni) est né à La Paz le 1er juillet 1930. Enfant d’Enrique Sánchez de Lozada, il passe la majeure partie de son enfance aux États-Unis (EE-UU), son père étant diplomate à Washington de 1931 à 1936 et aussi parce que ce dernier s’est exilé durant 16 ans (1936-1952). Ainsi, Goni grandit chez l’oncle Sam et gradue en philosophie et littérature anglaise à l’Université de Chicago (Illinois), université bien connu pour avoir formé les “Chicago boys” de Pinochet (Chili). Même si Goni n’a jamais étudié l’économie, il fût « célèbre » pour ses politiques néolibérales, idées qui étaient dans l’air du temps lorsqu’il était sur les bancs de l’école.

En 1951 Goni retourne en Bolivie dans la foulée du mouvement révolutionnaire de 1952 du MNR (Mouvement Nationaliste Révolutionnaire)Víctor Paz Estenssoro et Hernán Siles Zuazo, les 2 têtes du parti, prendront le pouvoir. C’est cet événement qui fut la raison pour laquelle Sánchez de Lozada père décida de mettre fin à son exil aux EE-UU.

De retour dans son pays natal, Goni s’initie au monde entrepreneurial comme producteur de cinéma pour Telecine (1953), entreprise qu’il fonde lui-même. Par la suite, il fonde en 1961 COMSUR (Compañía Minera del Sur) et amasse ainsi une importante fortune qui le concrétise dans la fin des années ’70 l’industriel le plus puissant de Bolivie.

En 1979 Goni abandonne temporellement la présidence de COMSUR pour faire ses débuts en politique avec le MNR : en 1982 il fut député et sénateur de ce parti et, lors de la dernière gouvernance de Víctor Paz Estenssoro (1985-1989), il fut nommé ministre en charge des questions macroéconomiques et financières du gouvernement. C’est d’ailleurs lors de cette période que le fameux Décret Suprême 21060 de Goni verra le jour (29 août 1985) afin de freiner et contrôler l’hyperinflation du moment (23 500%) et stabiliser ainsi l’indice des prix à la consommation dans une arrête de 16% annuel. C’est aussi avec ce même décret qui commencera les politiques néolibérales en Bolivie.

En 1989 le MNR présente Goni comme candidat aux élections présidentielles où ce dernier obtiendra 25,6% des votes pour finalement être défait au 2e tour par Jaime Paz Zamora (Mouvement de la Gauche Révolutionnaire, MIR) qui fera alliance avec le général retraité Hugo Banzer (Action Démocratique Nationaliste, ADN). En 1990, Goni sera donc à la tête du MNR et assurera l’opposition officielle face au gouvernement de coalition (MIR et ADN) mieux connu sous l’Accord Patriotique.

Première présidence (1993-1997)

Lors des élections générales de 1993, Goni obtint 35,6% des voix, ce qui lui permit d’assumer la présidence seulement en formant une coalition avec les partis de centre-gauche et autochtone du moment. Cette première présidence fut caractérisée par d’importantes réformes : décentralisation administrative, gestion des pensions par le secteur privé, vaste programme de privatisation des entreprises d’État ouverts aux capitaux étrangers (européen, états-unien et sud-américain), etc. C’est ainsi que la loi de capitalisation de mars 1994 autorisa la vente de ces entreprises où 50% des actions pouvaient être vendues et l’autre moitié distribuée aux citoyens d’âge majeur grâce au programme « actions populaire ».

Les 6 secteurs affectés par la loi de 1994 furent l’électricité, les chemins de fer, les hydrocarbures, les télécommunications et les industries minière et aérienne. Autant les partis d’opposition que l’opinion publique critiqua fortement la vente de 50% des concessions des chemins de fer à une entreprise du Chili, pays avec lequel la Bolivie entretient des relations diplomatiques tendues depuis la perte d’accès au Pacifique lors de la guerre portant le même nom (1879-1884). D’un autre côté, ces privatisations furent aussi critiquée pour les conséquences sociales qu’elles engendrèrent : des milliers de travailleurs perdirent leur gagne pain se convertissant ainsi en producteur de feuilles coca, pilier principal de l’économie informelle et source de problème avec plusieurs pays européens et les États-Unis travaillant en Bolivie à mettre en place un programme d’éradication de cette culture pour les problèmes qu’elle engendre avec les narcotrafiquants.

Ainsi, entre 1993 et 1997, une forte désapprobation se faisait sentir dans tout le pays et aboutissait souvent par des grèves généralisées qui culminèrent en avril 1995 à l’établissement de l’état d’urgence pour 90 jours. De plus en 1996, un conflit minier sur une concession de propriété canadienne causa la mort de 10 mineurs lorsque les forces de l’ordre s’en mêlèrent.

Deuxième présidence (2002-2003)

En 2001, suite au démantèlement du gouvernement de coalition où Banzer renonça au pouvoir et le passa à Quiroga, la Bolivie vivait une crise tant économique, sociale que politique. C’est dans ce contexte que Goni se représenta aux élections présidentielles de juin 2002 accompagné de la candidature de Carlos Diego Mesa Gisbert comme vice-président, un journaliste et historien indépendant. Une autre fois il arriva premier en tête liste mais avec une majorité relative (22,46%) et seulement 2% de vote de plus que son plus proche rival, le leader autochtone Evo Morales. Au 2e tour, Goni put gagner mais seulement grâce à une alliance avec Paz Zamora du MIR. Ainsi, il put assumer la présidence du pays mais seulement avec certaines conditions, dont celle de tenir une Assemblée Constitutionnelle.

Dans cette situation de crise se poursuivait aussi un processus de désintégration sociale accompagnée d’une augmentation de la violence et de la criminalité. Afin d’améliorer la situation, Goni élabora un programme méticuleux de redressement. Premièrement, il présenta un ensemble de mesures libérales afin de sortir le pays du marasme économique dans le quel il était : baisse drastiques des revenus de l’État, baisse de la consommation interne et retrait des investissements étrangers dû au climat bolivien d’incertitude et d’instabilité. Ensuite, le président poursuivit ses politiques économiques néolibérales très décriées par les milieux syndicaux, miniers et cocaleros (les producteurs de feuilles de coca). Plus particulièrement, Goni rencontra une forte opposition généralisée en février 2003 avec son projet d’impôt sur le salaire. Cette levée populaire entraîna comme conséquences de nombreuses grèves, manifestations, blocages de routes et même des morts. De plus en septembre 2003, un plan de commercialisation de gaz naturel avec les EE-UU et le Mexique passant par les ports chiliens envenima la situation avec la population même si le but recherché était de financer de nouveaux projets éducatifs et sanitaires à la grandeur du pays.

Politique bolivienne, Préambule mardi, Jan 22 2008 

Étant la récente mise à mort du Blogue du Capitaine Virgil, je retranscris ici des textes de novembre dernier qui apparaissait sur ce dernier site.

Premièrement, permettez moi de m’excuser pour ce délai avant la parution de ce premier article sur la politique bolivienne. En fait, je devrai me raviser sur mes premières estimations quant à la fréquence de parution de nos écrits. En effet, j’ai très largement sous-estimé l’impact du trait culturel latin qu’est l’élasticité du temps et j’avais aussi une connaissance restreinte des disponibilités de mes collaborateurs ce qui n’est plus le cas maintenant. Finalement, mon travail me demande de plus en plus, ce qui me laisse moins de temps pour mes écrits sur le blogue. Je m’en désole et m’en excuse. Alors voilà, je ne vous donne plus d’estimation du temps face à ces publications mais soyez assurer que nous poursuivons ce projet. De plus, mieux vaut la qualité que la quantité non??!!

Ensuite, pour ce premier billet sur la Bolivie et tel que je l’avais annoncé, nous faisons un retour en arrière jusqu’à la présidence de 2002-2003 du très contesté président Gonzalo Sánchez de Lozada y Sánchez Bustamente mieux connu sous le diminutif de Goni. Mais avant de se lancer dans le vif du sujet je ferai cette remarque : étant donné la nature historique de ce billet et peut-être des quelques autres à venir, il s’agit plus d’un résumé de nos recherches que d’une analyse sociopolitique à proprement parler. Nous nous en excusons mais nous croyons tout de même en la pertinence de l’exercice étant donné son influence sur la Bolivie d’aujourd’hui et aussi parce que sans un minimum de connaissance de l’histoire de la politique du pays, nous pensons que la compréhension de la situation actuelle en est réduite.

Sur ce bonne lecture et je vous invite fortement à nous faire part de vos commentaires que ce soit sur le degré de recherche, les thèmes élaborés, la structure et l’ordre des sujets abordés que sur la forme, la longueur du billet, le style d’écriture et le ton des propos. Bref, comme il s’agit pour nous d’un premier exercice de ce genre, nous cherchons qu’à nous améliorer alors ne vous gênez pas.

P.S. : Le texte original est écrit en espagnol, ce qui veut dire que texte en français est une traduction de ma part. La traduction étant de très loin une de mes forces, je m’excuse à l’avance si parfois la tournure d’une phrase pourra paraître louche.

Page suivante »