Après des semaines et des semaines à essayer de peut-être, qui sait, on verra, on sait jamais, faire le Huayna Potosí, mon premier 6000 m, nous avons finalement pu le faire la fin de semaine dernière! Nous étions un groupe de 6 Québécois, 1 Acadien (celui qui vit en bas de chez moi et avec qui je fais de la montagne) et 2 Boliviennes. Nous y sommes allé avec l’agence de voyage d’un ami que j’ai rencontré durant le treck du Silluntinkara et qui est le propriétaire de l’agence de voyage qui s’occupe des refuges sur la montagne, donc nous ne pouvions pas tomber mieux. Pour vous situer un peu mieux, le Huayna Potosí est la montagne de plus de 6000 m la plus facile à escalader de toute la Bolivie (beaucoup de touristes le font à chaque année) et qui se fait à l’année (plusieurs montagnes ne peuvent s’escalader durant la période des pluies). Mais malgré cette facilité d’accès, le manque d’oxygène se fait sentir très rapidement et nombreux sont ceux qui n’atteignent pas le sommet. Pour ma part, comme je fais de la montagne depuis plusieurs semaines je n’ai pas eu de problème à monter jusqu’au sommet. Par contre, la plupart des personnes du groupe ont ressenti une grande fatigue et 3 personnes n’ont pas atteint le sommet. Dommage pour eux car du sommet et durant toute la randonnée la vue était d’une beauté indescriptible, d’ailleurs voici le lien pour les photos :
Jour 1, http://hec.facebook.com/album.php?aid=38805&l=2b989&id=752741286
Jour 2, http://hec.facebook.com/album.php?aid=38809&l=0e181&id=752741286
Ce fut donc une expérience incroyable que je veux absolument recommencer (faire un autre 6000 m et dont le Huayna Potosí car dû à la fatigue de mon partenaire de cordée, l’Acadien, je n’ai pas pu prendre une route plus difficile pour arriver au sommet, soit une paroi de 200 m à 60-70 degrés d’inclinaison).
Enfin, pour un récit en détail de l’aventure, voici en exclusivité (je n’ai pas traduit cette partie du message) un courriel que j’ai envoyé à une amie que je vous retranscris ici :
La randonnée de cette fin de semaine a commencé à partir du camp de base à 4750 m samedi matin pour aller jusqu’au camp d’altitude (5200 m) où nous avons couché. Cette partie de randonnée se faisait avec tout notre matériel d’escalade, donc près de 50 livres (25 kg) de stock. On a dû marcher 3h00 ou 3h30 pour s’y rendre. Ensuite, la randonnée pour le sommet a commencé dans la nuit de dimanche à 1h30 du matin afin de profiter de meilleures conditions de neige et de glace (plus froid, donc plus dur). Pour ma part j’ai eu droit à 1h30 de sommeil avant de partir car l’excitation de faire mon premier 6000 m après tant de semaine d’attente m’avait enlevé toute envie de dormir (et aussi on s’est couché à 18h00, donc ce n’est pas une heure à laquelle je suis habitué d’aller faire dodo!). L’ascension jusqu’au sommet nous a pris 5h20 au rythme de mon co-équipier (on y va encorder donc j’allais à son rythme qui est vraiment plus lent que le mien, le gars étant moins en forme que moi). Nous sommes restés au sommet une bonne demi-heure je crois. Ensuite, nous avons redescendu au camp d’altitude en 1h00 ou 1h30 où nous nous sommes reposés un peu, nous nous sommes changés de vêtement et avons refait nos sac à dos avant de redescendre au camp de base en 1 heure. Bref, de la grosse rando. crissement le fun et fatigante. Moi j’ai eu un petit mal de tête au camp d’altitude (5200 m) où des aspirines m’ont réglé le problème. Ensuite, durant la randonnée, à près de 5900 m, j’ai eu des étourdissement mais où, après avoir pissé un bon coup, le tout est revenu à la normale. Finalement, à 6078 m (à 10 m du sommet) j’ai eu de légers mots de coeur. J’ai donc mangé un peu de chocolat au sommet et bu une boisson énergétique et encore là, hop! je suis redevenu “frais comme une rose”. Au retour au camp d’altitude j’ai eu un fichu mal de tête mais encore là mes amies Aspirine m’ont réglé le problème en pas grand temps.