Ça fait un bon petit bout de temps que je ne vous ai pas entretenu de ce que je fais la majeure partie de mon temps, soit travailler. D’ailleurs, côté travail plusieurs aspects se sont clarifiés et ont même eu le temps de changer depuis la dernière fois que j’ai écrit sur le sujet (voir article de juillet dernier). Premièrement, soulignons le passage en provenance du Québec du patron à mon patron, donc mon grand boss, durant une semaine et demie (soit jusqu’à mercredi dernier 12 septembre) et de 2 événements d’importance durant ce séjour : une réunion du comité local d’orientation (CLO) et une réunion avec mes 2 supérieurs sur l’évaluation de mon stage jusqu’à maintenant.
Mais avant de vous expliquer l’importance de ces 2 événements sur mon travail remontons au 15 août dernier lors du passage du directeur général et du président de l’organisation dans le cadre de l’inauguration de l’usine à Tomina (voir article sur le sujet en août). À cette date, le DG avait une importante réunion avec le Ministre du travail afin de le convaincre que le modèle coopératif est un modèle qui se vaut. Cette rencontre était planifiée car M. le Ministre avait fait part à mon boss qu’il ne croyait pas en les bienfaits des coopératives et qu’il voulait « mettre la clé dans la porte » à la Direction générale des coopératives qui fait partie de son ministère. Voilà pourquoi cette rencontre avait lieu. Le tout s’est bien déroulé mais le travail que avait été planifié de faire durant cette première année du nouveau programme quinquennal en Bolivie a quelque peu changé et cela a eu un certain impact sur mon stage.
Donc dans la foulée de cette rencontre une réunion avec le CLO a été prévu lors du passage de mon grand boss (le CLO est un comité formé par plusieurs personnes faisant partie du milieu coopératif afin d’orienter notre travail en Bolivie). Cette réunion avait pour but de valider les nouveaux changements apportés par la réunion du 15 août. En effet, de la réunion avec le Ministre est sortie l’idée de dresser un portrait de tout le secteur coopératif afin d’en tirer les enjeux majeurs pour les prochaines années. Ainsi, j’ai participé à cette réunion où nous présentions un « plan de match » dans la réalisation de ce portrait global de toutes les coop. dans le pays et dans tous les secteurs (agricole, transport, épargne et crédit, télécommunication, électricité, éducation, minier et service). Comment tous ces événements influencent mon stage : et bien c’est simple il se pourrait que je participe à la réalisation de ce portrait et si cela fonctionne cela m’amènerait à voyager dans plusieurs départements. À suivre…
Ensuite, concernant la réunion d’évaluation de mi-stage et bien j’ai pu exposer où j’en étais dans les divers aspects de mon stage qui avait été planifié à mon arrivée, comment le tout a évolué et où le tout se dirige. Ainsi, nous avons convenu à la fin de cet exposé (ou en gros je disais que j’avais presque terminer mon étude de marché sur l’origan à La Paz pour l’UNEC et que la collecte d’information pour les diagnostiques allait très bon train) que le reste de mon stage se concentrerait en majeure partie sur les diagnostiques organisationnels que je fais dans 2 secteurs (agricole et épargne et crédit) car le tout serait dès plus complémentaire au portrait macro qu’on va réaliser. En effet, ces diagnostiques représenteront une vue très micro de toute la chaîne coopérative dans ce 2 domaines. Ainsi, j’analyse la CONCOBOL, la confédération des coop. qui regroupe toutes les fédérations nationales du pays, donc tous les secteurs. Ensuite, dans le secteur d’épargne et crédit je travaille avec la fédération nationale (FEBOCAC) et, pour l’instant, avec la fédération départementale de La Paz (FECAC La Paz). Je dis pour l’instant car il se pourrait fort bien que je fasse le diagnostique d’une ou plusieurs autres fédérations départementales de ce secteur si le temps me le permet. (Pour votre info. ici le département est l’équivalent de la province au Canada). Dans le secteur agricole, je travaille avec 2 centrales agricoles (l’équivalent des fédérations départementales dans l’épargne et crédit), soit CECAOT dans le quinoa et EL CEIBO dans le cacao mais dû à des problèmes politique nous ne travaillons pas pour l’instant avec la fédération nationale de ce secteur. Ensuite, mon travail se concentrera sur quelques études de marché très terrain (du même genre que celle réalisé pour l’origan pour l’UNEC) pour AGROCENTRAL, la centrale de coop. agricole du département de Chuquisaca. Finalement, comme je l’ai mentionné, je serai probablement impliqué dans le travail que demandera le portrait.
Donc, comparativement à mes premiers écrits sur mon travail, je ne touche plus à tout ce qui était en lien avec le commerce équitable et biologique (formation, documentation sur démarche de certification, critère d’admissibilité, étude de marché en lien des produits certifiés, etc.) et le commerce internationale (formation MERCOSUR, documentation technique sur les avantages et les inconvénients, prospection de marché à l’exportation pour divers produits, etc.). Alors, voilà pourquoi je dis que le tout se recentre. Mais peu importe ce que je fais, je ne manque pas de travail et j’aime ce que je fais.
Bon c’est un peu long comme message mais ça vous mets plus au courant de ce que je fais ici.